Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 11:38

1379668136_ea5155e3c6.jpg

 

 

Ce soir le silence inquiet pense pour elle

Car son cœur ombrageux  est sur un ailleurs

Loin des frontières oubliées  du meilleur

Où le calme berce toujours sage votre naturel

 

Jamais économe elle ne comptait son labeur

A la chaîne contraignante de tous les efforts

Sereine rien ne la troublait même pas la mort

Ses nouveaux  jours elle les vivait dans le bonheur

 

Trente ans de bons et loyaux services

D’une jeunesse laissée  aux bonnes tâches

De ses maîtres pour un cruel  sacrifice lâche

Car le jour était  venu d’être  hautain  maléfice

 

A son besogneux repas ils avaient bouffé

Patrons, actionnaires sans réelle quémande

De tous les bons plats du fric sans manque

Aux profits des sueurs de son front  vigoureux

 

Elle ne savait pas  qu’un repas trop froid

La belle gente ne s’en ferait pas un théâtre

Ils s’en voudraient chaud un plus opiniâtre

Car  son bonheur n’était pas le leur ma foi

 

Ils la laissèrent là au fond de ses grands pleurs

D’avoir cru inconsciente à leur trop volage tromperie

Travaillez, travaillez votre peine n’est gageure inouïe

Que de nous goinfrer comme maitres sans malheur

 

Elle s’en vint heureuse un jour de vrai froid

Dans sa placide  bonté de toujours tout donner

L’age et le temps ne l’avaient jamais fait  s’absenter

Mais elle cru qu’on lui avait soudain,  offert désarroi

 

Là mille personnes attendaient aux portes closes

Que les bruits là percutent  dans sa vile anxiété

Ces grilles, ces bâtiments, son poste étaient sa propriété

Où pourrait t’elle se réfugier que son esprit  se repose

 

Ils sont partis loin de chez toi  tes voleurs de repas

Avec eux ils ont emportés déjà payé,  leur cher  caviar

Même une petite sardine ils n’ont voulu  laisser  en avatar

Il ne reste pour toi à jamais que l’immense saoulerie du tracas

 

O  brave femme!  En cette nuit,  ne leur donne pas

Ce grand plaisir de ne plus entendre tes violents cris

Ta rage, ta rancoeur  extirpe  la de ton cœur, n’ai soucis

Dit à tes  gouvernants de venir à ton aide en cette nuit là

 

La délocalisation vole ton passé de travailleuse sérieuse

Ce patrimoine t’appartient plus qu’à ces vicieux voleurs

Qui voudraient dans leur action t’assassiner, ces malfaiteurs

Je t’en pris n’entretient pas leur habilité par trop dévoreuse

 

Tu dois être dédommagée, victime de leur grande folie

Cette  tentative de meurtre sur la personne de ton moral

Ils doivent être condamnés à te rendre ton bonheur normal

Pour que tu retrouves la  nuit de tous  tes rêves gentils.

¤¤¤

Partager cet article

Repost 0
François.CRETEAU Creteau François - dans politique
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Bouquet de poésies
  • Bouquet de poésies
  • : l'histoire d'une vie de poète au jour le jour, tout est instant de poésie, le passé de ma jeunesse en Lorraine , celui vécu pendant 30 ans vécu sur l'ile de la Réunion , mais plus encore la vie amoureuse c'est quoi? tout autant le ce qu'ont été, ce que sont, ce que seront mes pensées, mes joies, mes inquiétudes mes désirs ; le monde d'hier, le monde d'aujourd'hui , le monde de demain
  • Contact

Recherche