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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 10:44

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Au  solitaire  matin brumeux de  Montmartre

J’ai admiré un arbre levant ses  bourgeons

Aux prémisses  des effluves du  printemps

Elles suintent leurs saveurs couchées au  vent

Hommage mirifique annonçant la bonne saison

Aux  amoureux encor enlacés auprès de leur âtre

 

Les artistes déballent illuminés leur blanche toile

Pour donner une  vie  printanière à ce monde

Les pinceaux  éveillés  s’étirent bombés d’envie

En  sortant  de ce fourreau froid,  peignant leur survie

Ils relèvent intéressés leur blonde  mèche ronde

Pour déposer la touche colorée qui là se dévoile

 

On aperçoit  au loin  bien calfeutrées sur les rives

L’enrubannement   d’une seine encor  empoussiérée

Les premiers pas d’amoureux escortent l’étreinte

De ces amants oubliant les heures  dans leurs empreintes

Pour  nous laisser croire  que le jour ne se  repaît

Que d’espaces où la nuit vous quitte à la dérive

 

Aux portes fermées de l’hiver ouvrant les petites rues

Quand les ménagères parlent nostalgiques de leur noël

L’hiver c’était hier  mais déjà à la lucarne le noël demain

On raconte la neige  pure comme se raconte le  destin

Des bonnes journées vives du bel été sous les tonnelles

On s’évade sur ce nouveau temps qui paisible se  mue

 

Sur les  bords endimanchés  des fleuris  jardins publics

Les petites têtes florales aux pétales colorées savourent

Les premiers rayons  d’un radieux et étincelant  soleil

S’Illuminent les visages  des promeneurs au songeur réveil

Et leurs  yeux intimidés par le nouvel azur   s’ouvrent

Aux nouvelles beautés de ces arcs en ciel  chimériques

 

Les aînés retrouvent dans leur hardiesse la  jeunesse

Qui les avaient a la porte de l’hiver au dedans  livrés

À la fenêtre close et silencieuse  d’où en ce jour soudain

S’échappent  mille  et mille notes qui chantent le matin

Elles accompagnent au dehors la merveille des bouquets

De ces senteurs inhalées au grand air, oubliant leur paresse

 

Les gonds de la  grande porte  de l’hiver disparu   grincent

Ils laissent pugnaces ouvrir le battant  fier sur le printemps

Et les tendresses de la nature envahissent les ramures

Que les arbres habillent  en  verdure de  neuve parure

Le vert tendre s’échappe des allées pour  épouser  le temps

Il  propose au poète médusé l’inspiration en  vers de prince

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François.CRETEAU Creteau François - dans Narure-environnement
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  • : Bouquet de poésies
  • Bouquet de poésies
  • : l'histoire d'une vie de poète au jour le jour, tout est instant de poésie, le passé de ma jeunesse en Lorraine , celui vécu pendant 30 ans vécu sur l'ile de la Réunion , mais plus encore la vie amoureuse c'est quoi? tout autant le ce qu'ont été, ce que sont, ce que seront mes pensées, mes joies, mes inquiétudes mes désirs ; le monde d'hier, le monde d'aujourd'hui , le monde de demain
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