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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 12:36

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La froideur a fait fuir tous  les passants
Les rues de la ville se sont parées de tristesse
Et la grisaille joue avec mon esprit à la paresse
Quand les beautés se meurent dans mon sentiment

Le silence a conquis le pont-levis de mon humeur
Elle se hargne sur une feuille ne trouvant son cimetière
L’amer de ses derniers jours lui vole son dernier hiver
Elle danse d’illusion dans son ultime tourbillon d’honneur

Les arbres se sont déshabillés  pensant devoir regagner
Le lit de la nuit quand le clocher de l’église sonne la prière
Du coucher du jour, il pleure ses étoiles qui peignent  un mystère
Pour les oiseaux  évitant la pudeur de  ces squelettes frigorifiés

Alors un moineau se perd sous une porte cochère,  il n’a migré
Là bas pour retrouver,  le nid de son été sous les palmiers
Il tente de sauver   son bec sous son plumage  de rescapé
Le chaud le dupe par la modernité d’une fausse cheminée

Un vieux chien jappe à la porte de maîtres d’inimitié
Ils n’ont pas compris que le froid n’est ni son jeu, ni son ami
Il pratique quelques exercices pour réchauffer son droit à la vie
Son groin se glace  il perd l’odorat du meilleur de son  amitié

Mes yeux cherchent le soleil, il dort dans sa prison
L’épais des nuages de l’hiver le cercle ; trop   résolu
De ne lui rendre la majesté des jours  de sa vertu
Quand il inondait les âmes de toutes ses joies à foison

Mon cœur hiberne dans sa coquille d’escargot
Il laisse au temps le temps de le mener souffrir
Dans les floraisons du soir quand  les souvenirs
De ses bouquets aux mille couleurs parcourent les rues

Le vent méchant au coin de l’église me prie de le suivre
Il bise dans sa légèreté mon cou de sa langue de vipère
Elle me pique,  me repique et laisse sa trace en son repaire
Elle  se marque  et se remarque en sa couleur de cuivre

Je n’en peux plus, j’arrête d’exprimer au temps ma folie
J’aime ma ville, ses rues  mais cette période est mon ennemi
Je lui dis  bonsoir pour retrouver le chaud des tendresses de ma vie
Au fond du douillet de ma masure couchée au fond de son abri.
☼ƑƇ

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François.CRETEAU Creteau François - dans Narure-environnement
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  • : Bouquet de poésies
  • Bouquet de poésies
  • : l'histoire d'une vie de poète au jour le jour, tout est instant de poésie, le passé de ma jeunesse en Lorraine , celui vécu pendant 30 ans vécu sur l'ile de la Réunion , mais plus encore la vie amoureuse c'est quoi? tout autant le ce qu'ont été, ce que sont, ce que seront mes pensées, mes joies, mes inquiétudes mes désirs ; le monde d'hier, le monde d'aujourd'hui , le monde de demain
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