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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 14:22

 

 

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O temps j’aurai aime sage  revenir

Sur les doux pas de ta  belle sérénité

Quand le gentil  ciel d’azur flottait

Sur mes yeux sains qui au bonheur parlait

Des anges et de leurs attachants sourires

 

L’horizon affamé au loin engloutissait

Sans vergogne les dernières beautés

Et La lumière embrassait  la nuit étoilée

Pour  s’en aller  vers d’autres contrées

Seule une traînée de souvenirs encor jouait

 

Dans la nuit noire j’ai soudain aperçu

Dans l’interstice d’une porte cochère

Le parfum d’un effluve de poison cher

Poudre blanche macérant suave  au revers

D’un esprit malingre,  possédé par l’amère

 

Protégé au fond de ma roulante cage de fer

Je sortais de mes derniers instants de misères

Saigné par d’affamées sangsues  suintant le mystère

De leurs déboires d’une vie vécue au repaire

De la malédiction courant solitaire dans le désert

 

Il était donc le soir où la pleine lune  s’enflamme

Au bûcher qui racolent  persuasif toutes les âmes

Donne à Lucifer la parole dans l’exquis infâme

Quand l’infrangible de son choix se pâme

Au bonheur du crochu, du tordu qui vous réclame

 

Il était là le visage des déchus, horrible visage

Vérolé, monstrueux, obscène,  sorti des ages

Il vociférait de l’écume des rancoeurs d’usage

Il déposait la peur, volée aux enfers sauvages

Où il entretenait les résidus de ses maraudages

 

Ses yeux saignants, globe cadavérique me lisaient

Et le presse-papier de mon humilité se déchirait

Pour oublier les frissons glanés dans  ma stupidité

Cette peur qui me dégoulinait au  long de mon anxiété

S’acoquinant ravageuse à mon corps qui criait désespéré

 

Sourd, l’onde du monstre  de très mauvais augure

S’est propagée ardue  dams mon esprit  très peu sur

O petite vermine tu n’as que de pestilentes moisissures

A me fourguer  comme repas d’apparat en  ma pâture

Tu es le choix de ma lame, elle meurtrit les pourritures

 

J’ai palabré des heures, des heures jusqu’avant ma mort

J’ai revu les anges, ils naviguaient prudents dans mon port

Leurs rires m’ont sorti de ma torpeur cynique quand le mors

De mon destin a fait déguerpir la vile  lame qui endort

Obligeant ce Satan  superstitieux à quitter sa proie alors

 

J’ai cru vivre l’éternité du malheur, accroché à sa splendeur

Ma montre n’égrainait que ces quelques heures d’horreur

J’ai regardé le ciel, plus de lune sur le noir des labeurs

Où votre peur s’agrippe  au fantôme  de vos  rancoeurs

Mais il n’est plus l’heure, quand sonne le matin du bonheur.

ðC

 

 

 

 

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François.CRETEAU Creteau François - dans Vie au quotidien
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  • : Bouquet de poésies
  • Bouquet de poésies
  • : l'histoire d'une vie de poète au jour le jour, tout est instant de poésie, le passé de ma jeunesse en Lorraine , celui vécu pendant 30 ans vécu sur l'ile de la Réunion , mais plus encore la vie amoureuse c'est quoi? tout autant le ce qu'ont été, ce que sont, ce que seront mes pensées, mes joies, mes inquiétudes mes désirs ; le monde d'hier, le monde d'aujourd'hui , le monde de demain
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