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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 14:51

 

dombasle1119.jpg

 

 

Sur le vieux banc une sauterelle

De son immobile regard d’artificiel

Regardait en prudence ce pleur de mortel

Mon grand père campant sur son  rituel

Au là haut de cet immensité de la  voûte du ciel

Belle  attitude d’un hymne vers son solennel

 

Son ridé visage reflétait son souci

Que se passe t’il que tu n’oublies !

Il me regarda et de sa sagesse me dit

Ils m’ont tout bouffé ces vils impies

Vois tu mon enfant ils n’ont que mépris

Mon hier de la fête n’est  qu’une agonie

 

Ils ont bouffé ma vapeur, celle de mon train

Ma ville n’a plus de travailleurs c’est certain

Envolés mon enfant,  ces cinq mille au matin

Juste cent qui ne connaissent plus  le frein

De ce vélo qui les menait dans un bel entrain

Quand la sirène de l’usine hurlait,  ton hautain

 

Oh mon enfant ils m’ont tout volé ces gredins

Et mon temps s’en est allé avec mon chagrin

Et les péniches n’ont plus récitées leurs refrains

Cette cargaison de silence est trop lourde  enfin

Je ne puis plus la porter seul, dans mon cœur défunt

Il a perdu la flamme de son temps de l’amour câlin

 

Ils m’ont tué Jeanne d’arc, mon cinéma d’hier

Celui de mon premier amour du baiser en prière

Quand dans la salle noire le bruit des canons de l’amer

Cachait nos mains qui se serraient de noble manière

Et laissait à nos yeux  le soin du baiser, ce précieux de ma chair

O mon temps laisse moi encor  rêver que je me libère

 

Ils ont bafoué, déchiré les partitions de mes chanteurs

Que l’on venait dans la rue nous fredonner d’ardeur

Le rossignol accompagnait toujours l’amour et le bonheur

Ils me chantaient la mer et mon esprit s’y baignait  déserteur

De la grisaille de mon  pays de l’est, toute ma chaleur

Mais quelle douceur mes jeunes années passées sans couleur

 

Ils ont enterré nos fermes,  le lait ne sort plus du pis

Regarde!  Ils disent brique à lait  et le poulet, la chienlit

Ils n’ont plus de basse cour, pour eux le grain c’est fini

O mon enfant dans quel temps sommes nous, est-ce accompli

Les saisons, as-tu vu les saisons, l’hiver c’est de la folie

On se croirait au printemps, la chaleur de l’été bouffe ma survie

 

O mon enfant, quelle est ma classe, ils ne sauront plus

Les conscrits ne promèneront  de sitôt chaque année

Les  cocardes aux trois couleurs sur leur paletot pour embrasser

Au passage les jeunes filles, nos marraines d’un jour du passé

Ils ne  sauront  jamais qu’un adolescent devient homme à l’armée

Quand on partageait la chambrée pour saouler le sergent sans vertu

 

Oh mon enfant je t’en prie garde un peu de nostalgie

Pour ton hier car cela aussi,  ils l’ont emprisonnée de leurs folies

Ils ont si peur disent t’ils que leur progrès on en fasse un oubli

Cette nostalgie je l’ai perdue car ils ont violé mon esprit

Pour que je ne dise  plus et que ma pensée ne soit un déni

Alors vois tu je me demande et je voudrai compter sans hérésie

A mon envie, le nombre d’heure avant mon coucher du  dernier lit

☼ƑƇ

 

 

 

 

 

 

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François.CRETEAU Creteau François - dans Vie au quotidien
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commentaires

babysiting 28/12/2014 16:44

Très joli article babysiting http://www.quiadom.fr/recherche/garde-denfant-a-domicile/0

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  • : Bouquet de poésies
  • Bouquet de poésies
  • : l'histoire d'une vie de poète au jour le jour, tout est instant de poésie, le passé de ma jeunesse en Lorraine , celui vécu pendant 30 ans vécu sur l'ile de la Réunion , mais plus encore la vie amoureuse c'est quoi? tout autant le ce qu'ont été, ce que sont, ce que seront mes pensées, mes joies, mes inquiétudes mes désirs ; le monde d'hier, le monde d'aujourd'hui , le monde de demain
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