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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 10:11

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Depuis de longs mois

Pauvre homme de l’extrême

De travail je ne vois

Aucune, mais aucune voix

Pour soulager mon émoi

Dure! Ma foi!

La délocalisation du carême

Quand le rien on entrevoit

Comment Puis-je retrouver la joie

 

O belle mère !

Qu’il est amer

De ne pouvoir faire

Et le monde  refaire

Car je persiste

J’aime votre fille ‘Esther

Pour elle j’espère

Une situation moins sévère

Dans un monde arbitraire

Me redonnant si j’insiste

L’envie de vous plaire

Sans devoir me soustraire

A ma  gentillesse débonnaire

 

Je me pris

En ce mardi

A l’heure de midi

De dénicher pardi

Un travail même de nuit

O chance tu m’esquive

Ce n’est vrai ! Que nenni !

Un entretien gentil

Et de mon dit

Sans conflit

L’homme me compris

Comme un convive

Et il me le fit

Savoir sans garantie

Car avec lui

Se déciderait avant midi

Son directeur avec minutie

 

Je devais recevoir la précieuse

Pour débuter au proche du mieux

En  ce matin, j’attendais  tourmenté

La réponse coulant du ventre tortueux

D’un  fax régnant  silencieux

Pendant des heures  noueuses

D’où ma pensée nébuleuse

Se tordait  ingénieuse

D’une envie insensée

Pour conduire la  fin révérencieuse

De ma vie désastreuse

 

Vers trois heures sans effet

Vers quatre heures sans reflet

Vers cinq heures  j’envisageais

La fenêtre j’ouvrais

Mon âme s’oubliait

Dans un reproche immédiat

Mon corps n’était que déchet

Rien, non rien il ne valait

Qui ne fut pour déambuler

Dans ce monde d’iniquité

J’avais compté et recompté

Mon long travail d’autant de feria

Avant d’être délocalisé

Que d’étage à dégringoler

Quinze  étages J’étais prêt

Au fond m’y jeter

 

Soudain trop malin

Le fax fit un grand tintouin

Il débitait sagace

Une missive bon train

Mon corps se renversa enfin

J’eus un doute coriace

Etait-ce sain

J’appelais Esther au loin

Viens car tremble ma main

Je ne puis prendre ce bulletin

J’ai peur  du refrain

De ces heures d aigrefin

 

Esther me tendit sans lire

La missive du délire

Ses yeux voulaient assouvir

La fin de mon  martyr

Pour ne plus tolérer

Ne plus nous faire souffrir

Elle avait voulu s’enfuir

En disaient long ses soupirs

Quel égoïsme,  ma satire !

De vouloir me sacrifier

Mon intérieur fit sourire

Ma lèvre de plaisir

Et la bonne réponse s’assortir

D’un je t’aime à ravir

Sur son front pour le lui dire

D’un petit baiser à faire pâlir

L’amant cherchant à s’enhardir

 

Je repris mon pouvoir

La tête haute en assommoir

La dépêche je me mis à vouloir

Lire avant qu’il ne fasse noir

Dans le petit boudoir

Je ne compris  ce sujet utopique

Notre mère décédé hier soir

Instant prémonitoire

Je jubilais  à ce moratoire inique

Qui serait ma vie d’espoir

Quand votre déclin peut s’asseoir

Loin de ceux de son désespoir

 

Le cœur léger

Dépossédé de la haine

Je tendis sans grand effet

Le message à Esther affolée

Elle me quitta  sans mot usé

Je ne la revis plus jamais

Qu’il est dur sans l’être d’aimer

Je vis seul enfoui dans ma peine

O destin molesté

Je te suis,  abandonné

Par ton  impartialité

¤¤¤

 

 

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François.CRETEAU Creteau François - dans Vie au quotidien
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  • : Bouquet de poésies
  • Bouquet de poésies
  • : l'histoire d'une vie de poète au jour le jour, tout est instant de poésie, le passé de ma jeunesse en Lorraine , celui vécu pendant 30 ans vécu sur l'ile de la Réunion , mais plus encore la vie amoureuse c'est quoi? tout autant le ce qu'ont été, ce que sont, ce que seront mes pensées, mes joies, mes inquiétudes mes désirs ; le monde d'hier, le monde d'aujourd'hui , le monde de demain
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