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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 13:52

 

 nancy04

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Au fond d’une impénétrable forêt

Je me suis assis pour regarder l’ici

Le bruit des migrants  me surpris

Je pus alors voir les lucioles perdues

Lever leur petite flamme de vertu

Elles n’attentaient plus  rien du passé

 

La forêt se régénérait sans aucune aide

Les lierres habillaient tous les troncs

L’oiseau grappillait les bourgeons

Pour enfanter mille belles pousses

Et le sol se nourrissait sous la mousse

Le silence embrassa ma pensée honnête

 

Elle ne voulait plus s’interroger

Savoir ce que la vie de la ville

Pouvait lui apporter de non vile

Elle se sentait citoyenne de tout, de rien

Elle ne pouvait prouver ce que le bien

Avait de juste pour la réconforter

Dans la grande cité où la misère la  frappait

 

Les lucioles chuchotaient du demain

Pourraient t’elles encore brûler sana gêne

La flamme vive que leur apportait sereine

La ferveur du bonheur, ancrée à la sagesse

De ceux dont l’hardiesse n’avait pas la paresse

Et qui menaient une guerre utile au malsain

 

Ma pensée trop endommagé dans la grisaille

S’est jetée comme un obsédé sur les déchets

Rien de complaisant ne pu sitôt la  rassurer

Elle voulut écouter les trop bons conseils

De ceux qui construisent votre vie au sommeil

De leurs fausses vérités servies aux bonnes ouailles

 

Mais là ; dans ces débris de vie, squelettes puants

Les lucioles se turent pour soudain me prévenir

La grande lumière va se lever pour te dire

Pose lui tes questions, celle de ton grand cœur

N’ai de pudeur, si sage est ta raison au labeur

Ne la regarde pas étonné ce n’est pas un revenant

 

  Ecoute, écoute bien toi qui souffre de leurs mots

Tous voudraient mais ils ne peuvent au sortilège

De leur grand désir de ne pouvoir faire florilège

Au bonheur, au grand bonheur de ta rageuse  cité

Ils disent pour te laisser croire qu’eux ils pourraient

N’écoute pas ils bavent leurs mensonges idiots

 

Ils inventent pour être les premiers au pouvoir

Ils ne t’écoutent, ils s’écoutent prendre sûr

Avec leurs  familles et leurs amis en bordure 

Le pouvoir  absolu pour mieux t’asservir toi

Qui n’est ni beau, ni riche, ni puissant ma foi

Pour qu’ils pensent à débattre de  ton désespoir

 

Regarde bien la presse t’éduque,  les puissants

Volent les usines  pour les revendre à ceux

A qui tu paies sur ton petit revenu, ton généreux

L’Impôt qu’ils dilapident  pour leurs  besoins

Trop, bien trop personnel, c’est ton acte de soutien

Qu’ils t’obligent  à exécuter sans ton consentement

 

Tu vis dans un beau pays, riche pays pour certains

Les moutons de panurges, ces militants endoctrinés

Qui ont perdu le sensé du bon raisonnement

Montent vers les urnes comme au servile abattoir

Car même les urnes le pouvoir ne veut savoir

Écoute-les, pour eux le non est un foutoir pas sain

 

Et la lumière commença à ne plus vouloir m’éclairer

Son  intensité baissa, d’un infime  crépitement

Je pus percevoir une voix qui me dit encore

Cela je voulais te dire, mais tant de choses restent

A te dire, pour que tu puisses réfléchir bien leste

Loin de la peste contagieuse qu’ils vous injectent

 

Voit la forêt, on ne lui parle pas, jamais un mot

Mais elle vit, loin des tentations, loin des bruits

Elle attend sage la mort que les humains lui servent

Dans leur stupidité et seule elle ne peut se défendre

Mais elle sera vengée, quand l’humain s’apercevra

De sa bêtise quand  l’heure ne sera plus à la féria

 

Ma pensée s’est endormie  sur le lit de sa raison

Solitaire elle pouvait vivre, sans être sollicitée

Seule l’idée  que sa destruction dissiperait

Son grand malaise  la consola, elle la solitaire

Elle se garderait de vivre de mendicités amères

Répandus par les démagogues du bulletin de salon.

 

Mon rêve se réveilla et les lucioles attachantes

Me firent comprendre que je ne pouvais rester là

Qu’ici on ne se disait jamais rien et gentil on me pria

De retrouver là bas d’autres lucioles de protection

Dont la flamme, humble flamme sans ambition

Converserait là,  tout  simplement de sa vie émouvante

ðC

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François.CRETEAU Creteau François - dans politique
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  • : Bouquet de poésies
  • Bouquet de poésies
  • : l'histoire d'une vie de poète au jour le jour, tout est instant de poésie, le passé de ma jeunesse en Lorraine , celui vécu pendant 30 ans vécu sur l'ile de la Réunion , mais plus encore la vie amoureuse c'est quoi? tout autant le ce qu'ont été, ce que sont, ce que seront mes pensées, mes joies, mes inquiétudes mes désirs ; le monde d'hier, le monde d'aujourd'hui , le monde de demain
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