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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 12:05

 

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Sur la plaine embrumée  des esprits

Mille et mille conflits surgissaient

Piques, bâtons, aiguillons, éperons armés

Prêt à se lever  contre un vil ennemi

 

Et la servile chimère dans sa robe de mariée

Faisait riche  noce avec l’ignoble  perfidie

Rien d’était plus beau du beau que l’ironie

Dame haine épousait le vice ;  cet inhumain doué

 

Elle était reine du pays des grands faussaires

Barbare conquérante des éternelles aigreurs

Vandale  persécutrice des sages  bonheurs

Son sourire moqueur présageait  l’ignoble guerre

 

Son bras levait haut sa colère, sa foudre

Le vent de sa bouche hurlait son vomi

Et le silence gémissait un silence inouï

Quand le feu lui tonnait ses éclairs  de poudre

 

On entendit le cliquetis des mots fallacieux

Le cadencé de ses fausses vérités déplacées

L’armée des injures, des outrages, des invectives

Prirent place au front de la haine, cote de l’injurieux

 

Les esprits voulaient en finir drapeau blanc

On négocie nos propos vierge de tous les  sangs

Une armée vaillante, des armes sans tranchant

Qui vous tuent les animosités  de faux-semblants

 

Premier contact  s’aiguisent toutes les rancœurs

Les jurons à la gloire de la haire  panachent la folie

Coup de blasphèmes, coup de sarcasme, coup de railleries

Tous les coups vous blessent, traces marquées de la peur

 

Au fond de la vallée les esprits se revitalisent

On prépare l’échelle des bontés, on lève des barriques

Huile des douceurs pour ébouillanter la dynamique

Des fureurs  de cette haine ; démystifier   son analyse

 

La bataille fait rage, la haine  prend le dessus

Oh déraison, mon esprit allez venge toi, tu n’as de fiel

Sers-toi de ta vérité, de ta raison, taillade  son autel

Que s’effondre son symbole, ce loup qui te suppute

 

Enfin que ne voilà une armée en déroute, mots étranges

Qui se glissent, s’écartent,   se coulent, se chassent

Ils ramassent leurs cadavres d’injures, de vinasse

Des chants montent, de profundis,  plus d’échanges

 

Sur le champ de la honte, on enlève les sarcasmes

On recouvre les champs de bataille des mots de la  paix

Les chants de joie montent pour éclairer la fraternité

Tout devient quiétude du jour débarrassé de  son asthme

☼ƑƇ

 

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François.CRETEAU Creteau François - dans morale
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  • : Bouquet de poésies
  • Bouquet de poésies
  • : l'histoire d'une vie de poète au jour le jour, tout est instant de poésie, le passé de ma jeunesse en Lorraine , celui vécu pendant 30 ans vécu sur l'ile de la Réunion , mais plus encore la vie amoureuse c'est quoi? tout autant le ce qu'ont été, ce que sont, ce que seront mes pensées, mes joies, mes inquiétudes mes désirs ; le monde d'hier, le monde d'aujourd'hui , le monde de demain
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